Poète l’Islois, 1907–1988René Char


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Biographie 










René CHAR est né le 14 Juin 1907 à l’Isle-sur-la-Sorgue. Il est le «tardillon» d’une famille de quatre enfants : Julia née en 1889, Albert en 1893 et Emilienne en 1900.
Le père de René CHAR, Emile CHAR, était administrateur des Plâtrières de Vaucluse et maire de l’Isle-sur-la-Sorgue depuis 1905.
Sa mère, Marie-Thérèse ROUGET, était la sœur de la première femme d’Emile CHAR, morte de tuberculose un an après leur mariage.
La grand-mère maternelle de René CHAR était la fille d’un meunier de l’Isle-sur-la-Sorgue.
Quant au grand-père paternel de René CHAR, c’était un enfant naturel, abandonné, puis recueilli par l’Assistance Publique. Il avait pour nom Charles MAGNE, dit CHARLEMAGNE, abrégé plus tard pour devenir seulement CHAR.

L’enfance et, en partie, l’adolescence du poète se passèrent à l’Isle-sur-la-Sorgue. Des quatre enfants, René CHAR fut le seul qui naquit dans la propriété familiale des «Névons», une vaste maison bourgeoise entourée d’un grand parc, appelée dans le village le «Château CHAR». On venait d’en achever la construction et les grands-parents ROUGET étaient venus s’y établir à la naissance de René CHAR.
28 Juillet 1914 : déclaration de la Première Guerre Mondiale.
5 Janvier 1918 : Emile CHAR meurt à l’âge de cinquante cinq ans.
11 Novembre : signature de l’armistice entre la France et l’Allemagne.

Après le décès d’Emile CHAR, sa famille va connaître des difficultés financières mais restera aux «Névons». Puis René CHAR est placé au lycée à Avignon à l’âge de onze ans. Il devra interrompre ses études pour raisons de santé, et se retrouve pensionnaire chez M. ROBIN, professeur de mathématiques, qui va l’initier à l’astronomie et à la théorie d’EINSTEIN.
Mme MOURIER, âgée de quatre vingt dix ans, belle-mère de M. ROBIN enseignera les règles de courtoisie à l’adolescent, tandis que la jeune bru sera une «gouvernante amoureuse». Mme MOURIER avait été l’amie de l’entomologiste, Jean Henri FABRE, mort en 1915 et connu pour ses travaux de vulgarisation dont elle racontait à René CHAR les originalités. CHAR garda chez lui un souvenir de cette époque et de cet homme qu’il ne connut jamais qu’à travers les récits passionnés de la vieille dame.
Après la mort de son père, René CHAR va se lier d’amitié avec des personnages de la vie simple et quotidienne de l’Isle, tel Jean Pancrace NOUGUIER, l’armurier, Louis CUREL, l’élagueur, APOLLON, le lutteur, et en marge de la société, ces vagabonds luni-solaires dits «Les Transparents». Plus que des amis de son âge, il semble que ce soit de grands initiateurs  qui aient marqué l’enfance du poète.
René CHAR commence à écrire en 1922 à quinze ans. En 1925, Il suit les cours de l’école de commerce de Marseille, sans conviction. On le retrouve souvent dans les bars du Vieux Port où il vend du whisky et de la chicorée. En 1926, il travaille à Cavaillon dans une maison d’expédition.
Sa grand-mère maternelle meurt le 17 décembre 1926.
A vingt ans, il fait son service militaire dans l’artillerie à Nîmes, en tant que deuxième classe, pendant un an et demi. C’est de cette époque que datent ses premières collaborations littéraires à la revue Le Rouge et le Noir et à la Revue Nouvelle.

Le 20 février 1928, publication des Cloches sur le cœur aux éditions le Rouge et le Noir. Il s’agit d’un recueil de poèmes écrits entre quinze et dix-neuf ans, sous le nom de René Emile CHAR. Le poète détruira la plus grande partie des exemplaires de cet ouvrage. Il n’en conservera que ce qui sera publié beaucoup plus tard, en 1946 sous le titre Premières Alluvions.
1929 : René CHAR a vingt-deux ans et aime à se rendre à la maison d’Adèle et Louise ROZE, Louise étant sa marraine, toutes deux descendantes du chevalier ROZE, notaire de SADE. Il découvre chez elles des lettres autographes du divin marquis qu’il fera connaître à Maurice HEINE, premier biographe de SADE, puis à son ami et poète Gilbert LELY, hôte des demoiselles ROZE pendant la guerre. Gilbert LELY fut lui aussi biographe du marquis de SADE.
Deux ans plus tard, René CHAR publiera dans le n°2 du Surréalisme au service de la Révolution, à la suite des textes que Maurice HEINE consacre à SADE, son Hommage à D.A.F. de Sade.
Le 2 Août 1929, publication d’Arsenal (recueil de poèmes, souvenirs de son enfance passée aux Névons), à Nîmes aux éditions Méridiens. Cette première édition est tirée à vingt-six exemplaires.
Un exemplaire envoyé à Paul ELUARD décide celui-ci à se rendre à l’Isle sur la Sorgue l’automne suivant. Fin novembre, c’est René CHAR qui vient à Paris pour y rencontrer BRETON, ARAGON et CREVEL qui ont tous environ trente ans. CHAR en a vingt-deux. Le même hiver, au mois de décembre, René CHAR adhère au mouvement surréaliste en collaborant au n° 12 de la Révolution Surréaliste avec le texte «Profession de foi du sujet».

1930 5 février, nouvelle publication d’Arsenal à Nîmes, chez De la main à la main, dédié à Paul ELUARD.
5 avril, à vingt-trois ans René CHAR publie à Nîmes Le Tombeau des Secrets, dédié à GALA et Paul ELUARD, avec un collage de BRETON et d’ELUARD, douze photos représentant pour la plupart les demoiselles ROZE et, en conclusion, un texte d’Aloysius BERTRAND. L’ouvrage ne fut pas réédité. Avril : Ralentir Travaux , recueil de poèmes écrits lors d’un séjour dans le Vaucluse avec BRETON et ELUARD, paraît aux éditions surréalistes, à la librairie José Corti à Paris. Saccage du bar Maldoror, boulevard Edgar Quinet, par les surréalistes lors de son inauguration avec, en tête, BRETON et CHAR. Dans la rixe qui s’ensuit, CHAR est blessé d’un coup de couteau à l’aine.
Juillet : CHAR, ARAGON, BRETON et ELUARD fondent la revue Le Surréalisme au service de la Révolution, CHAR publie dans le n°1 le texte «Le jour et la nuit de la liberté».
Septembre : CHAR écrit Artine à l’hôtel restaurant des Trois Moulins, 8 ter rue des Saules dans le XVIII ème arrondissement.
Octobre : CHAR publie dans le n°2, le texte «Les Porcs en Liberté». Le poète collabore à cette époque à la revue surréaliste yougoslave L’Impossible.
Le 25 novembre, Artine est publié aux Editions Surréalistes. Les trente premiers exemplaires de cette édition portent une gravure de Salvador DALI.

1931 René CHAR a vingt-quatre ans. A cette époque il signe plusieurs tracts avec le groupe surréaliste. Voyage en Espagne avec Paul ELUARD. Séjour à Cadaquès où GALA et DALI viennent de s’installer.

1932 «L’Affaire Aragon» : Le voyage en U.R.S.S. d’ARAGON, son adhésion au communisme impliquait à l’époque une rupture avec le groupe surréaliste. Séjour de René CHAR à Saumanes, dans le Vaucluse, où il compose une partie des poèmes du Marteau sans Maître.
11 février, René CHAR écrit Eaux Mères, un récit de rêve.
Nouveau voyage en Espagne, cette fois en compagnie de Francis CUREL.
 
25 octobre : CHAR a vingt-cinq ans, il épouse à Paris Georgette GOLDSTEIN.
Il lui dédiera les poèmes du Marteau sans Maître.
 
1933 En janvier, HITLER devient Chancellier du Reich.
CHAR passe l’été à Saumanes avec Georgette, et y achève la composition des poèmes d’Abondance viendra.
14 juillet : Suicide à Palerme de Raymond ROUSSEL qui était considéré comme l’un des précurseurs du mouvement surréaliste.
1er décembre : Publication à Bruxelles de Violette Nozières aux éditions Nicolas Flamel ; ce recueil collectif contient le poème La mère du vinaigre.

1934 Abondance viendra paraît sous la forme de trois poèmes : Migration, Les rapports entre parasites et Domaine dans « Intervention surréaliste ».
20 juillet : parution du Marteau sans Maître, édité par les Editions Surréalistes. Cet ouvrage réunit tous les poèmes écrits depuis 1927.
21 août : mariage de Paul ELUARD et Maria BENZ, surnommée Nusch. CHAR est le témoin de la mariée.
René CHAR signe encore le tract «La Planète sans visa» contre l’expulsion de Trotski, puis se retire sur les îlots boisés de la Sorgue. L’année 1934 marquera la fin, sans tumultes, des relations véritables entre CHAR et le groupe surréaliste.

1935 Janvier et février, René CHAR, ELUARD et CREVEL se retrouvent en Suisse. Six mois plus tard, le 19 juin 1935, CREVEL se suicidera.
Avril : A vingt-huit ans, CHAR s’est installé à l’Isle-sur-la-Sorgue pour tenter de redresser la Société des Plâtrières de Vaucluse, l’affaire dont son père avait eu la responsabilité.

1936 René CHAR est nommé administrateur de la Société des plâtrières de Vaucluse.
Avril à juin : CHAR est atteint de septicémie et immobilisé à l’Isle-sur-la-Sorgue. Il racontera brièvement cet épisode dans Souvenir de Moulin Premier en 1954.
Mai : Parution de Dépendance de l’adieu dans la collection Repères avec un dessin de Pablo PICASSO.
ELUARD vient rendre visite à René CHAR et lui annonce sa rupture avec BRETON.
Août : Convalescence de René CHAR à Céreste sur l’invitation de Maître ROUX, notaire du pays, dont le fils aîné était lié à CHAR et à sa femme. CHAR se rendra régulièrement chez eux, à Céreste, pendant une dizaine d’années, jusqu’en 1945. C’est pendant cette convalescence que CHAR commence à écrire Dehors la nuit est gouvernée et Placard pour un chemin des écoliers.
31 décembre : Parution de Moulin Premier chez Guy Levis Mano. Cette œuvre inaugure la série de recueils d’aphorismes qui accompagnent souvent les poèmes de René CHAR. De nombreuses strophes ont pour origine des notes posthumes de Victor HUGO que CHAR lut dans Post-Scriptum de ma vie.
Il reprit pour cet ouvrage un procédé employé par Lautréamont et que connaissaient parfaitement BRETON et ELUARD, qui consistait à greffer, coller, inverser à partir des fragments d’origine.

1937 CHAR poursuivit sa convalescence au Cannet avec Georgette. Paul ELUARD et Nusch viennent une fois encore les y rejoindre. ELUARD et CHAR écrivent ensemble Neuve et Paliers, qui ne seront publiés qu’en 1960 sous le titre Deux Poèmes et ornés en couverture d’un dessin de René CHAR intitulé «La Torche du Prodige».
Mai : CHAR renonce à ses fonctions d’administrateur des Plâtrières de Vaucluse.
Juin : CHAR est à Mougins. Il écrit L’essentiel intelligible qui portait paradoxalement comme titre premier L’essentiel inconnaissable.
Juillet : René CHAR collabore pour la première fois à la revue « Cahiers d’art » dirigée par Christian ZERVOS, qui réunira des années durant tout ce que l’art moderne compte d’essentiel, avec deux poèmes : Tous compagnons de lit et Dehors la nuit est gouvernée.
Eté : René CHAR le passe à Céreste.
 
1938, 30 mai : Parution de Dehors la nuit est gouvernée chez G.L.M. à Paris.
Il revint à Céreste vers la fin de 1940 ou au début de 1941. En effet, il avait eu une alerte à l’Isle où des policiers étaient venus perquisitionner chez lui. Ils étaient envoyés par les Renseignements Généraux, passés aux mains du Gouvernement de Vichy, et qui se souvenaient d’une carte «subversive» signée par lui et ses amis surréalistes à l’époque où il faisait partie du groupe. On le traita d’individu dangereux et , pour sûr, de communiste.

1941 La zone Sud n’est pas encore occupée, mais soumise néanmoins aux interventions allemandes et aux garnisons italiennes. Les agents de la Gestapo opèrent officieusement auprès des commissions d’armistice allemandes avec la complicité des partis collaborationnistes PPF et francistes.
A Céreste, à l’Isle-sur-la-Sorgue, à Aix, à Avignon, à Digne, René CHAR commence à nouer des rapports avec des opposants et des Résistants.
Février : CHAR revoit BRETON.

1942 29 mai, le port de l’étoile jaune est déclaré obligatoire pour les juifs en zone Nord.
11 novembre, l’Allemagne envahit la zone Sud de la France. Cela fait plusieurs mois que René CHAR est actif dans la Résistance. Il a donc adhéré à l’Armée Secrète sous le nom de Capitaine Alexandre, chef du secteur Durance-Sud. Il y élabore les premiers sabotages contre l’armée d’occupation italienne et contre les Allemands.
23 décembre, apparition officielle de la Gestapo dans les Basses Alpes.

1943 16 février, institution du S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) par le gouvernement de Vichy afin de fournir de la main d’œuvre en Allemagne. Pour y échapper, nombreux seront ceux qui rejoindront la Résistance.
Juillet, arrestation de Francis CUREL avec d’autres résistants, dans sa maison de l’Isle-sur-la-Sorgue, à l’aube. Il est déporté à Linz, en Autriche.
Septembre, Alexandre adhère aux F.F.C. (Forces Françaises Combattantes). Un acte officiel de la Section Atterrissage et Parachutage stipule qu’il est engagé «pour la durée de la guerre actuellement en cours, plus trois mois».

1944 Juillet. René CHAR est appelé à Alger, à l’Etat Major interallié d’Afrique du Nord.
CHAR occupe à Alger les fonctions d’officier de liaison auprès du Général COCHET. Il donne des conférences militaires sur la guerre des maquis aux officiers anglais et américains, et devient directeur de la Villa Scoto, le centre des missions parachutées. Il prépare le débarquement en Méditerrannée. Son point d’attache est Sidi Ferruch. C’est là qu’il écrit le seul poème qu’il ait composé en Algérie, La Rose de Chêne.
15 août : débarquement des alliés en Provence.
26 août : libération de Paris.
Fin août : CHAR revient en France. Les départements dont il avait eu la charge ont été libérés. C’est avec soulagement qu’il rentre en France pour retrouver son unité.
Avec l’époque de la Libération coïncide la reprise des publications littéraires dans les revues Fontaine et Cahiers d’art. De 1938 à 1945, CHAR n’a publié aucun recueil. Sept années donc sans publication s’écoulent entre la parution de Dehors la nuit est gouvernée et celle de Seuls demeurent et de Feuillets d’hypnos.
Décembre : Collaboration à «L’Eternelle revue», crée clandestinement par ELUARD et dirigée par Louis PARROT, avec trois poèmes de l’Avant-Monde.

1945 24 février, parution chez Gallimard de Seuls demeurent (1938-1944). C’est Queneau qui présente le manuscrit de Seuls demeurent à Gallimard. Le livre connaît un grand retentissement et vaut à CHAR de nouvelles amitiés, ainsi celles de BRAQUE et de CAMUS.
29 mai, CHAR prend l’initiative de l’appel à la solidarité en faveur des déportés politiques.
Les premiers convois de déportés commencent lentement à arriver en France, dont celui qui ramène Francis CUREL.
Septembre, CHAR est démobilisé et regagne Paris.
Octobre, Yves BATTISTINI rencontre CHAR à Paris. C’est le début, en amitié, d’une longue conversation souveraine avec les Grands Penseurs Grecs.
Décembre, CHAR participe à l’exposition pour la Grèce résistante organisée à Paris par Yvonne ZERVOS.

1946 CHAR passe plusieurs mois aux «Névons». Puis il rejoint ses amis ZERVOS sur la côte où il fait la connaissance d’Henri MATISSE. Durant ce séjour va naître le thème du Requin et de la Mouette.
20 avril, parution de Feuillets d’hypnos chez Gallimard, dans la collection «Espoir» que dirige Albert CAMUS.
10 juin, parution de Premières alluvions aux édition de la revue Fontaine à Paris.
28 novembre, mort de Nusch ELUARD (femme de Paul).

1947 Juin, exposition au Palais des Papes à Avignon de peintures et de sculptures contemporaines, sous la direction d’Yvonne ZEVOS. BRAQUE fit à l’occasion de cette exposition un long séjour dans le Vaucluse dont témoignent de nombreux poèmes de CHAR. Cette exposition fut le point de départ de ce qui deviendra le Festival d’Avignon, sous l’impulsion de Jean VILAR.
Parution de La Peste d’Albert CAMUS.

1948 4 mars, mort d’Antonin ARTAUD à Ivry-sur-Seine, à la maison de santé du Docteur DELMAS (où il avait été placé deux ans avant). BRAQUE et CHAR s’étaient entretenus longuement avec lui quelques jours avant sa mort.
Avril, création radiophonique du Soleil des Eaux, avec une réalisation d’Alain TRUTAT et une musique de Pierre BOULEZ.
14 septembre, parution de Fureur et Mystère chez Gallimard.
Novembre, parution chez G.L.M. à Paris, de Fêtes des arbres et du chasseur avec, pour les vingt exemplaires de tête, une lithographie en couleurs de MIRO.
Première collaboration de CHAR à Botteghe Oscure, revue internationale paraissant sous la direction de la Princesse Marguerite CAETANI, également fondatrice de l’ancienne revue «Commerce» qui nourrit, parmi d’autres, les lectures de jeunesse du poète. CHAR aidera longtemps Marguerite CAETANI, pour laquelle il concevait une grande estime et une profonde affection, dans ses tâches littéraires.

1949 Février, Dehors la nuit est gouvernée précédé de Placard pour un chemin des écoliers paraît chez G.L.M., à Paris.
14 avril, parution du Soleil des Eaux à la librairie Henri MATARASSO, à Paris, avec quatre eaux fortes de BRAQUE. C’est pour le Soleil des Eaux que BRAQUE inaugure le célèbre motif de l’oiseau ouvert.
15 juin, publication de Claire chez Gallimard. Parution du poème Les Inventeurs dans la revue «Cahiers d’art».
Juillet, divorce de René CHAR et de Georgette.

1950 20 janvier, parution des Matinaux chez Gallimard.
C’est à Lagnes, dans le cabanon de montagne que possédait Marcelle MATHIEU, amie de René CHAR, que furent écrits plusieurs poèmes des Matinaux.
Février, Art bref suivi de Premières alluvions paraît à Paris, chez G.L.M.

1951 Début de l’année, rencontre de René CHAR et de Nicolas de STAËL.
20 mars, parution de Quatre fascinants – La Minutieuse, avec un frontispice de Pierre CHARBONNIER.
Mai, émission par la Radiodiffusion Française de Claire dans une réalisation d’Alain TRUTAT.
27 juin, mort de Madame Emile CHAR, mère de René CHAR, à l’âge de quatre vingt deux ans.
Début d’une longue collaboration avec Pierre André BENOIT.
Novembre, parution de Poèmes à Paris, illustré de quatorze bois de Nicolas de STAËL. Il s’agit de douze poèmes extraits du Poème pulvérisé.
18 novembre, Paul ELUARD meurt d’une crise cardiaque. 
Décembre, parution de La Paroi et la Prairie chez G.L.M.
Décès, cette même année de Louis CUREL, le père de Francis.

1953 25 avril, parution de Arrière histoire du Poème pulvérisé chez Jean Hugues à Paris, avec un portrait en couleur de CHAR par Nicolas de STAËL.
Juillet, Nicolas de STAËL cherche à acquérir une maison dans le Vaucluse. Il achète «Le Castellet» à Ménerbes.
Eté, voyage en Alsace.
Octobre, publication de l’Abominable Homme des neiges dans le n°10 de la N.N.R.F.
Décembre, publication du Rempart de brindilles chez Louis Broder à Paris, avec cinq eaux-fortes de Wilfredo LAM.

1954 Après la mort de Madame CHAR, René et sa sœur aînée Julia souhaitent conserver la maison de famille, «Les Névons», mais Albert et Emilienne en exigent la vente. Elle est mise aux enchères l’année suivante. René et Julia ne peuvent s’en rendre acquéreurs. Albert et Emilienne, après avoir racheter la maison, devront se séparer du parc. Il sera transformé en cité H.L.M. Quant au Névon, le petit ruisseau qui avait donné son nom à la maison et qui bordait le parc, il sera recouvert pour devenir une route. La maison, quoique occupée, sera quasiment laissée à l’abandon.
Octobre, Le Deuil des Névons paraît à Bruxelles chez Le Cormier, avec une pointe sèche de Louis FERNANDEZ, peintre.

1955 28 janvier, parution de Recherche de la base et du sommet suivi de Pauvreté et privilège chez Gallimard, dans la collection «Espoir».
Février, Poèmes des deux années paraît chez G.L.M., avec une eau-forte d’Alberto GIACOMETTI pour les cinquante exemplaires de tête.
16 mars, mort de Nicolas de STAËL à Antibes.
Eté, première rencontre à Paris, chez le philosophe Jean BEAUFRET, de René CHAR et de Matin HEIDEGGER. Point d’accord essentiel entre le poète et le philosophe : leur commune admiration pour Héraclite et les présocratiques.

1956 Mai, parution de La Bibliothèque est en feu chez Louis Broder à Paris, avec une eau-forte en couleurs de George BRAQUE.
Juin, parution chez G.L.M. de Pour nous, Rimbaud.
Parution de L’Abominable Homme des Neiges, au Caire, à la librairie L.F.D. Ce texte fait l’objet d’un projet de ballet pour lequel Nicolas de STAËL fait de nombreuses études pour les décors et les costumes mais ne trouvera jamais d’aboutissement.
Décembre, création à Cologne du Visage Nuptial, poèmes mis en musique par Pierre BOULEZ, avec les chœurs et l’orchestre de Radio-Cologne.

1957 Janvier, publication au Club Français du livre des Œuvres d’Arthur RIMBAUD établi et préfacé par Ren CHAR.
Mai, parution des Compagnons dans le jardin, à Paris, chez Louis Broder, avec quatre gravures de Zao Wou-Ki.
24 octobre, parution chez Gallimard d’un choix de textes réunis sous le titre Poèmes et Prose choisis.

1958 Mai, L’Escalier de Flore, avec deux gravures de Picasso, publié chez P.A.B. à ALES.
Octobre, Sur la Poésie paraît chez G.L.M.
Parution chez Edwin Engelberts, à Genève, de Cinq poésies en hommage à Georges BRAQUE, avec une lithographie en couleurs de BRAQUE en couverture.

1959 CHAR fait paraître l’affiche Aux riverains de la Sorgue chez P.A.B. à ALES. Cette affiche est une réponse aux premiers succès de la conquête de l’espace et notamment au lancement, le 4 octobre et le 3 novembre 1957, deux ans auparavant, des premiers satellites soviétiques «Spoutnik I» et «Spoutnik II».

AUX RIVERAINS DE LA SORGUE 

L’homme de l’espace dont c’est
le jour natal sera un milliard
de fois moins lumineux et
révèlera un milliard de fois
moins de choses cachées que
l’homme granité, reclus et
recouché de Lascaux, au dur
membre débourbé de la mort. 

René CHAR – 1959

 
1960 4 janvier, mort accidentelle d’Albert CAMUS, à l’âge de quarante sept ans.
3 août, parution de Deux Poèmes chez Jean Hugues à Paris, écrit en collaboration avec Paul ELUARD.
Eté, parution des Dentelles de Montmirail à Ales, chez P.A.B. Parution d’une Anthologie de poèmes de René CHAR à Paris, chez G.L.M.
 
1961 23 mai, parution de L’Inclémence lointaine, poèmes choisis, chez Pierre Béres, à Paris.

1962 20 janvier, parution de La Parole en archipel chez Gallimard.
8 juillet, mort de Georges Bataille. Il avait été pour CHAR un ami, et pendant deux ans, de 1949 à 1951, son proche voisin, alors que Bataille était conservateur à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras.

1963 31 août, mort de Georges BRAQUE à Paris.

1964 25 juin, parution de Flux de l’aimant à Paris.
Il s’agit de l’un des textes essentiels que CHAR consacrera à Joan MIRO.
Première Bibliographie des œuvres de René CHAR (1928-1963), établie et publiée par Pierre André BENOIT.

1965 Février, mort de Julia DELFAU, sœur aînée du poète à l’Hotel-Dieu, à l’Isle-sur-la-Sorgue.
Mars, mort de Francis CUREL, le «cher élagueur».
Eté, parution de L’Age cassant, chez José Corti à Paris.
Novembre, parution de la plaquette La Provence point oméga à l’imprimerie Union à Paris dans laquelle le poète manifeste son refus de l’implantation en Haute Provence d’une base de lancement pour les fusées atomiques. L’affiche est dessinée par PICASSO.
Décembre, parution de Retour Amont chez G.L.M. à Paris, avec quatre eaux-fortes d’Alberto GIACOMETTI. Celui-ci, gravement malade, ne pourra signer le livre.

1966 11 janvier, mort d’Alberto GIACOMETTI à l’âge de soixante-cinq ans.
12 mars, mort de Victor BRAUNER. Comme GIACOMETTI, il était l’ami de René CHAR et l’illustrateur de son œuvre depuis les années trente.
Eté, sur l’invitation de René CHAR, Martin HEIDEGGER se rend au Thor, à côté de l’Isle-sur-la-Sorgue où il tient son premier séminaire.
Automne, mort d’André BRETON à Paris.

1967 Mars, publication des Transparents avec quatre gravures de PICASSO, chez P.A.B. à Ales.
Eté, exposition à l’Isle-sur-la-Sorgue de La Postérité du Soleil d’Albert CAMUS.
13 octobre, Artine et autres poèmes paraît chez Tchou à Paris.
Création au Studio des Champs-Elysées, par la compagnie Jacques Guimet, du Soleil des Eaux pendant la saison 67-68.

1968 Mai, René CHAR tombe gravement malade.
Eté, tournage du Soleil des Eaux pour la télévision, avec une mise en scène de Jean-Paul ROUX.
L’ORTF diffusera le film en avril 1969.
Juillet / Août, deuxième séjour de Martin HEIDEGGER au Thor.

1969 Janvier, parution du Chien de cœur chez G.L.M.
Eté, troisième et dernier séminaire de HEIDEGGER au Thor.

1970 Janvier, mort d’Yvonne ZERVOS à Paris.
Du 1er mai au 1er octobre, exposition PICASSO qu’avait conçue et réalisée Yvonne ZERVOS, au Palais des Papes à Avignon.
Décembre, mort de Christian ZERVOS, époux d’Yvonne ZERVOS.
Depuis 1926, les ZERVOS, avec la revue et la galerie «Cahiers d’art» apportaient leur soutien attentif aux artistes contemporains.

1971 Mars, parution du numéro de l’Herne consacré à René CHAR.
Juillet, mort de Joseph SIMA à Paris. Se rencontrer paysage avec Joseph Sima paraîtra à l’été 1973, à Paris, avec une eau-forte de l’artiste pour les exemplaires de tête.

1972 Septembre, parution de La Nuit Talismanique chez Skira à Genève, illustrations de René CHAR.

1973 Janvier, mort de Marcelle MATHIEU. Elle avait reçu avec son fils Henri, dans sa maison des Grands Camphoux, à Lagnes, et au Rébanqué, son cabanon, la plupart des amis du poète : BRAQUE, CAMUS, Nicolas de STAËL, Viera Da SILVA et Arpad SZENES, Yvonne et Christian ZERVOS, Jean BEAUFRET et Martin HEIDEGGER.
8 avril, mort de Pablo PICASSO.
Du 23 mai au 30 septembre, ouverture de l’exposition PICASSO au Palais des Papes à Avignon, portant sur les œuvres du peintre de 1970 à 1972. René CHAR, à la demande de ce dernier et de Jacqueline PICASSO, avait rédigé la préface du catalogue : Sous les vents étésiens. Elle paraît le 15 mai, à Paris chez G.L.M.

1974 28 février, parution de Le monde de l’art n’est pas le monde du pardon (réalisé en témoignage de l’exposition de 1971 que MAEGHT avait consacré à René CHAR) illustré par de nombreux artistes dont Pierre CHARBONNIER, Wilfredo LAM, Joan MIRO, Arpad SZENES, Veira DA SILVA, Zao WOU-KI et BOYAN.

1975 Printemps, parution de Sept portraits (aquatintes de René CHAR) qui accompagnent le texte Veira Da Silva, Chère voisine, multiple et une…
Mai, parution de Contre une maison sèche, avec neuf eaux-fortes de Wilfredo LAM, chez Jean Hugues à Paris. 20 décembre, parution d’Aromates chasseurs chez Gallimard.
René Char
1976 9 janvier, parution de Faire du chemin avec…
20 avril, parution du Marteau sans maître, avec vingt-trois eaux-fortes de Joan MIRO, aux éditions Au vent d’Arles, à Saint-Paul de Vence.
26 mai, mort de Martin HEIDEGGER à Fribourg en Brisgau. Parution chez Gallimard d’Acheminement vers la parole de Martin HEIDEGGER.
 
1977 3 octobre, parution de Chants de la Balandrane chez Gallimard. «Chants de la Balandrane : du lieu-dit La Balandrane, une ferme sur un plateau boisé où subsistent les ruines de nombreux puits abandonnés.»
21 novembre, le jour de l’accueil en Israël du Président égyptien Anouar al Sadate, CHAR consacre un poème à un voisin et ami juif dont il fit la connaissance pendant la guerre. Le poème est intitulé Ibrim, nom du peuple sémitique du Moyen-Orient ancien, et qui signifie «les gens d’au-delà du fleuve». Ce voisin pauvre et paysan rêvait d’Israël. Il y partit dès sa création en 1948 et, à peine arrivé, y mourut.

1978 Au printemps, René CHAR quitte son domicile parisien de la rue de Chanaleilles où il vécut plus de vingt ans.
Dès cette époque, le poète habite sa maison des «Busclats», sur le coteau de l’Isle-sur-la-Sorgue, et ne cesse de parcourir les lieux alentours : les Monts du Vaucluse, les Dentelles de Montmirail, le Mont Ventoux…
Mort du peintre Pierre CHARBONNIER.
Avril / mai, exposition de l’œuvre gravé et des livres illustrés de Nicolas de STAËL à la Bibliothèque Nationale.
Début août, un grave accident cardiaque immobilise René CHAR.
6 septembre, parution de Fenêtres dormantes et porte sur le toit chez Gallimard.

1980 Janvier à mars, exposition à la Bibliothèque Nationale des «Manuscrits» de René CHAR enluminés par des peintres du Xxème siècle. L’un de derniers est celui de Madeleine GRENIER.
Juin, le manuscrit Effilage du sac de jute enluminé par Zao WOU-KI est achevé.
Juillet, mort de Guy LEVIS MANO, poète, éditeur et ami de René CHAR.

1981 Février, manuscrit Au-dessus du vent enluminé par Alexandre GALPERINE.

1982 Août, mort du philosophe Jean BAUFRET.

1983 Parution des Oeuvres complètes de René CHAR dans la Pléiade.

1985 24 mai, parution des Voisinages de Van Gogh, avec une édition originale comportant une gouache d’Alexandre GALPERINE.
Octobre, deuxième accident cardiaque.

1986 Juillet, exposition de Lettera Amorosa avec les œuvres gravées de Georges BRAQUE illustrant le poème de René CHAR au Musée Pétrarque à Fontaine de Vaucluse.

1987 Avril, parution de Le Gisant mis en lumière, avec les enluminures d’Alexandre GALPERINE et la collaboration de Marie-Claude de SAINT-SEINE (Billet éditeur). Edition limitée à huit cents exemplaires, dont deux cents numérotés et signés.
Juillet, exposition L’inclémence lointaine poèmes de René CHAR, illustrés par Véra Da SILVA au musée Pétrarque à Fontaine de Vaucluse.
17 octobre, René CHAR épouse à Blauvac (Vaucluse), face au Mont Ventoux, Marie-Claude de SAINT SEINE, dont il avait fait la connaissance onze ans plus tôt à Paris.

1988 Janvier et février, à la suite de graves troubles cardiovasculaires, René CHAR est hospitalisé à Marseille, puis au Val-de-Grâce à Paris.
19 février, mort de René CHAR d’une crise cardiaque, à l’âge de quatre vingt ans. 
Mai, édition posthume d’Eloges d’une soupçonnée, chez Gallimard.

CAMPREDON MAISON RENE CHAR
  
 

Historique de l’hôtel Donadeï de Campredon
 
L’hôtel Donadéï de Campredon est une belle demeure du XVIIIe siècle en partie protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1979. Il a été édifié en 1746, le long de l’actuel quai Frédéric Mistral pour Charles-Joseph de Campredon, issu d’une vieille famille de propriétaires terriens dont les origines remontent au XIVe siècle. Les plans en furent commandés à Esprit Joseph Brun, appelé aussi Brun Cadet, devenu en 1736 le gendre de Jean-Baptiste Franque. Architecte l’islois de très grande qualité, on lui doit de nombreuses réalisations à L’Isle-sur-la-Sorgue, mais aussi à Aix-en-Provence et à Marseille dont le château Borely.
 
Présentant une façade sur la rue et une autre sur le jardin, l’hôtel de Campredon déploie une belle architecture pleine d’équilibre sur trois niveaux. L’élégante fontaine, au fond du jardin, est due à son frère aîné Jean Ange Brun, avec lequel il a parfois travaillé, en particulier pour l’hôpital de L’Isle-sur-la-Sorgue.
 
L’hôtel a été vendu le 18 janvier 1865 par le Marquis de Lespine, héritier des Campredon, aux religieuses de Saint-Charles. Acquis par la ville en 1976, il a été restauré avec l’aide du Conseil Général de Vaucluse. Pendant de nombreuses années, l’Association Campredon Art et Culture a présenté au public de nombreuses expositions d'art moderne et contemporain consacrées aux grands noms du XXe siècle, tels que Poliakoff, Matisse, Dufy, Delvaux, Maillol, Bourdelle, Giacometti, Vieira da Silva, Dix, Di Rosa, Marquet,…
 
Aujourd’hui, après une nécessaire restauration, ce lieu, choisi de son vivant par le poète, abrite la « Maison René Char ». De nouvelles expositions et manifestations culturelles s’y déroulent en respectant l’esprit et la mémoire du Poète.
 
 
 

      

L’étage dédié à René CHAR
 
Sous l’impulsion de la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue, l’hôtel Donadéï de Campredon, choisi de son vivant par le poète, accueille la Maison René-Char. Ainsi, ce beau lieu voué aux grandes expositions, propose en plus de cette activité, un étage complet à la découverte de l’écrivain témoin de son temps, par une exposition permanente, la présentation de son cabinet de travail, des audiovisuels et un centre de documentation.
 
L’Isle-sur-la-Sorgue est la ville où le poète René Char naquit en 1907, où il passa toute sa jeunesse et où il vivra, plus tard, après avoir été un temps « locataire » du surréalisme, après avoir mené un combat exemplaire dans la Résistance sous le nom de Capitaine Alexandre. Entre 1928 et 1988, année de sa mort, il publiera régulièrement des recueils, multipliant en parallèle ses interventions dans des revues littéraires ou artistiques, développant ses amitiés avec les grands artistes et écrivains contemporains : Braque, Mirò, Picasso, Staël, Éluard, Camus,…
 
Son inspiration est souvent imprégnée de sa terre nourricière : la Sorgue, le Ventoux… et tous les lieux proches parcourus. Reconnu de son vivant comme l’un des plus grands poètes de son temps, René Char, dont les œuvres ont été traduites dans plus de vingt langues, méritait qu’un lieu de mémoire lui fût consacré à L’Isle-sur-la-Sorgue.
 
 

     
 
 


 
Campredon – Maison René CHAR
20, rue du Docteur Tallet - 84800 L’Isle-sur-la-Sorgue Tél. : 04 90 38 17 41

BIBLIOGRAPHIE DES ŒUVRES DE, ET SUR RENE CHAR


1. Œuvres en volumes 
-Les Cloches sur le cœur, René Emile Char, avec des dessins de Louis Serrière-Renoux, Le Rouge et le Noir, Paris,1928.
-Arsenal, Méridiens, avec un frontispice de Domingo, Nîmes, 1929.
-Le Tombeau des secrets, avec une suite de photographies, Nîmes, 1930.
-Ralentir, travaux, avec A. Breton et P. Eluard, Editions surréalistes, 1930.
-Artine, avec une gravure de Salvador Dali, Editions surréalistes, 1930.
-L’action de la justice est éteinte, Editions surréalistes,1931.
-Le Marteau sans maître, Editions surréalistes, 1934.
-Moulin premier, G.L.M., 1936.
-Placard pour un chemin des écoliers, avec une suite de pointes sèches de Valentine Hugo, G.L.M., 1937.
-Dehors la nuit est gouvernée, G.L.M., 1938.
-Le Visage nuptial, édition H.C., imprimerie Beresniak, Seuls demeurent, Gallimard, 1945.
-Le Marteau sans maître suivi de Moulin premier, pointe sèche de Picasso, José Corti, 1945.
-Feuillets d’Hypnos, collection " Espoir ", Gallimard,
-Premières Alluvions, collection " L’Age d’or " éditions Fontaine, 1946.
-Le Poème pulvérisé, Fontaine, 1947.
-Fureur et Mystère, Gallimard, 1948.
-Fête des arbres et du chasseur, avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1948.
-Dehors la nuit est gouvernée précédé de Placard pour un chemin des écoliers, G. L. M., 1948.
-Le Soleil des eaux, avec quatre eaux-fortes de Braque, Librairie Henri Matarasso, 1949.
-Claire, Gallimard, 1949.
-Les Matinaux, Gallimard, 1950.
-Art bref suivi de Premières Alluvions, G.L.M., 1950.
-Quatre Fascinants et La Minutieuse, avec une gravure de Charbonnier, sans nom d’éditeur, 1951.
-Le Soleil des eaux, Gallimard, 1951.
-A une sérénité crispée, avec une suite de vignettes de Fernandez, Gallimard, 1951.
-La Paroi et la prairie, G.L.M., 1952.
-Lettera amorosa, collection " Espoir ", Gallimard, 1953.
-Arrière-histoire du poème pulvérisé, avec une lithographie de Nicolas de Staël, Jean Hugues éditeur, 1953.
-Le Rempart de brindilles, avec cinq eaux-fortes de Wilfredo Lam, Louis Broder, 1953.
-A la santé du serpent, avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1954.
-Le Deuil des Névons, avec une pointe sèche de Fernandez, Le Cormier, Bruxelles, 1954.
-Poèmes des deux années, avec une eau-forte de Giacometti, G.L.M., 1955.
-La bibliothèque est en feu, avec une eau-forte de Braque, Louis Broder, 1956.
-Pour nous Rimbaud, G.L.M., 1956.
-En trente-trois morceaux, G.L.M., 1956.
-Les Compagnons dans le jardin, avec une suite de gravures de Zao-Wou-Ki, Louis Broder, 1957.
-La bibliothèque est en feu et autres poèmes, G.L.M., 1957.
-L’Abominable Homme des neiges, librairie L.F.O., Le Caire, 1957.
-Le Dernier Couac, G.L.M., 1958.
-Cinq Poésies en hommage à Georges Braque, Edwin Engelberts, Genève, 1958.
-Le Rébanqué, P.A.B., Alès, 1960, avec une suite de photographies de P.A.B.
-Anthologie, G.L.M., 1960.
-Les Dentelles de Montmirail, P.A.B., 1960, avec des empreintes de P.A.B.
-Deux Poèmes, en collaboration avec Paul Eluard, Jean Hugues éditeur, 1960.
-L’inclémence lointaine, avec vingt-cinq burins de Vieira da Silva, Pierre Bérès, 1961.
-La Parole en archipel, Gallimard, 1962.
-Lettera amorosa, avec vingt-sept lithographies de Braque, E. Engelberts, Genève, 1963.
-Flux de l’aimant, avec dix-sept pointes sèches de Miro, Maeght, 1964.
-Commune Présence, Gallimard, 1964, avec une préface de Georges Blin.
-Recherche de la base et du sommet, nouvelle édition augmentée, Gallimard, 1965.
-Naissance et jour levant d’une amitié, Genève, 1965.
-L’Age cassant, José Corti, 1965.
-Retour amont, avec quatre eaux-fortes de Giacometti G.L.M., 1965.
-Trois Coups sous les arbres, théâtre saisonnier, Gallimard, 1967.
-Dans la pluie giboyeuse, Gallimard, 1968.
-Le Chien de cœur, G.L.M., avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1969.
-L’Effroi la joie, Au Vent d’Arles, Saint-Paul-de-Vence, 1969.
-Dent prompte, avec onze lithographies de Max Ernst, Galerie Lucie Weil, Au pont des arts, 1969.
-Boyan sculpteur et Szenes, P.A.B., 1971.
-Le Nu perdu, Gallimard, 1971.
-La Nuit talismanique, avec des illustrations de R.C., collection " Les sentiers de la création ", Skira, Genève, 1972.
-Sans grand-peine, Gaston Puel, 1973, avec un dessin de Pierre Charbonnier.
-Picasso sous les vents étésiens, G.L.M., 1973.
-Se rencontrer, paysage avec Joseph Sima, avec une eau forte de Sima pour le tirage de tête, Jean Hugues, 1973.
-Le monde de l’art n’est pas le monde du pardon, Maeght, 1974.
-Sur la poésie, nouvelle édition augmentée, G.L.M., 1974. Aromates chasseurs, Gallimard, 1975.
-Faire du chemin avec..., imprimerie Union, 1976.
-De la Sainte Famille au Droit à la paresse, Le Point cardinal, 1976.
-Chants de la Balandrane, Gallimard, 1977.
-Fenêtres dormantes sur le toit, Gallimard, 1979.
-La Planche de vivre, ouvrage en collaboration avec Tina Jolas, traductions de poèmes et préface de R.C., Gallimard, 1981.
-Œuvres complètes, La Pléiade, Gallimard, 1983.
-Les Voisinages de Van Gogh, Gallimard, 1985.
-Le Gisant mis en lumière, manuscrits enluminés par Alexandre Galpérine, Michèle Ferradou, La Terrasse de Gutenberg, 1987.
 

Ouvrages disponibles au catalogue Gallimard outre les Œuvres complètes dans La Pléiade :

 
Aromates chasseurs, Chant de la Balandrane, Commune Présence, Fureur et Mystère, Les Matinaux, Le Nu perdu, La Parole en archipel Retour amont, Trois Coups sous les arbres, Les Voisinages de Van Gogh (Ces titres dans la collection " blanche ".)
 

En livre de poche, Collection "Poésie " Gallimard :

Fureur et mystère, Les Matinaux, Le Nu perdu et autres poèmes, Recherche de la base et du sommet.
 

Chez Flammarion (collection " Champs ") :

La Nuit talismanique, La planète sans visa (1934), Appel à la lutte (1934).
 
Contributions aux Cahiers G.L.M.: Extraits de Moulin premier, n°3, octobre 1936. "La jeunesse illustrée", n°6, novembre 1937. "Les quatre frères Roux" et enquête "La poésie indispensable", n°8, octobre 1938. "La conversation souveraine", été 1954.
"Rimbaud", automne 1956
Introduction à "Poésie partagée", dans Le Temps de la poésie (1952)
Préface au Catalogue abrégé 1932-1952 des éditions G.L.M. (1952).
"Le livre aux deux moitiés", préface au Catalogue 1926-1957 (1957 et 1963).
Contributions aux Cahiers d’art : "Une Italienne de Corot" et" Courbet : Les Casseurs de cailloux" (III/X-38).
"Enfants qui cribliez d’olives...", avec un dessin de Picasso (I/IV-39).
"Le visage nuptial" et "Poèmes à l’étroit..." (1944)
"Le bulletin des Baux", "Le Requin et la Mouette" et "Balthus" (1945-1946).
"Secrets de l’hirondelle", (1946).
"Le Thor", "Le météore du 13 août" "Tu as bien fait de partir Arthur Rimbaud !" (1947).
"A une ferveur belliqueuse" (1948)
"Les Inventeurs" (1949).
"Peintures de Georges Braque" (1951).
"La bête innommable" "Homme-oiseau mort et bison mourant" (1952).
"Sept merci pour Vieira da Silva" (1955).
Contributions aux Cahiers du Sud :
"Lettre où il est question de la revue Le Minotaure", n°171, avril 1935.
"Le poème pulvérisé", n°279, 1946.
"Fastes", n°286, 1947.
"Les lichens" et "Le masque funèbre", n°293, 1949.
"Quatre fascinants", n°300, 1950.
"Les compagnons dans le jardin", n°338, 1956. "A une sérénité crispée", nouvelle version, n°373,374, 1963.
Contributions aux Lettres françaises :
"La liberté", "Hommage et famine" et "Le bouge de l’historien" (13/01/45).
"Un poète perdu, Roger Bernard" (28/04/45). "Hymne à voix basse" (15/02/46).
"Tuez-nous" (08/03/46).
"Terres mutilées", montage de textes par Hélène Martin (22/12/66).
"Mille planches de salut", sur Picasso (18/06/69). "Régis Debray doit être remis en liberté" (12/11/69).
Contributions aux collections et revues éditées par Maeght :
Dans Les Miroirs profonds, "Lyre pour des monts internés", 17 janvier 1947.
Dans Derrière le miroir: Préface à l’exposition Jean Villeri, février 1948;"L’avenir non prédit", n°119, "Hommage à Braque", "Avec Braque, peut-être, on s’était dit", n°144-146, 13 mai 1964.
Dans L’Ephémère, neuf poèmes, dont "L’effroi la joie", n°10, été 1969.
Dans Argile, "Aromates chasseurs avec tirage"
Contributions à la revue Empédocle :
A propos de "Alfred de Vigny, œuvres complètes" et "Liddell Hart : les généraux allemands parlent" notes sous le pseudonyme de Joseph Puissant-seigneur; et "Recherche de la base et du sommet" n°1, avril 1949.
"Rougeur des Matinaux", n°2, mai 1949.
Un ensemble de huit poèmes, dont
"L’amoureuse en secret", n°5, novembre 1949.
"Services littéraires spéciaux", n°9, mars-avril 1950.
Contributions à la revue Fontaine :
Alger et Paris: "L’avant-monde", n°35, 1944 (Alger).
"Feuillets d’Hypnos" (extraits), n°45, octobre 1945
"Feuillets d’Hypnos" (extraits), n°50, mars 1946. "Les trois sœurs", n°54, été 1946.
"A la santé du serpent", n°56, novembre 1946.
Contributions aux publications des éditions Gallimard:
Dans les Cahiers de la Pléiade : "Biens égaux", n°1, avril 1946.
"Doléance du feutre", "Jouvence des Névons" "Site" ("Divergence"),
"Sur les hauteurs", "Le Carreau", n°7, printemps 1949.
Dans la N.R.F.:
"Arrière-histoire du Poème pulvérisé", n°6, juin
"L’abominable homme des neiges", n°10, octobre
"L’amie qui ne restait pas", n°16, avril 1954. "Nous avons", n°68, août 1958.
"Traverse", "Déclarer son nom", "Si", "La route par les sentiers", "De 1943", "La faut relevée", " Contrevenir ", " Dans la marche ", " Eros suspendu ", n°83, novembre 1959.
"Songer à ses dettes", n°130, octobre 1963.
Un ensemble de dix poèmes, n°150, mars 1965. "En compagnie", n°168, décembre 1966.
"Tous partis !", n°309, octobre 1978.
"Loin de nos cendres", n° 349, février 1982.
Contributions à la revue Botteghe Oscure :
"Le permissionnaire", "La vérité vous rendra libre", "Dédale", "G. Braque", "Conseil de la sentinelle", C.III, printemps 1949.
"La lune d’Hypnos", "L’adolescent souffleté", C.V, 1950.
"La minutieuse", C.VII, 1951.
"Marge d’Hypnos", "Note sur le maquis", C.XIII, printemps 1954.
"La bibliothèque est en feu...", extraits, C.XVII, 1956.
"Prompte", "L’avenir non prédit", C.XXV, 1960.
Contributions à Combat : "Héraclite d’Ephèse", texte préface à l’ouvrage d’Yves Battistini, 21 mai 1948.
"Seuls les simples soldats trahissent", avec Albert Camus, 14 mars 1949.
"Sur les hauteurs", 10 avril 1949.
"Lettre", 23 août 1949.
"Lettre", 20 avril 1950.
"Lettre" , à propos de "La révolte en question",3 mars 1952.
"Hommage à Paul Eluard", 20 novembre 1952.
"Lettre à propos d’André Breton", 12 novembre 1953.
 
 

2. Préfaces et catalogues d’expositions

 
Georges Braque, galerie Maeght, 1947.
Jean Cillera galerie Maeght, 1948.
Pierre Charbonnier, galerie Claude, 1948.
Ciska Grillet, galerie Claude, 1949.
Georges Braque, galerie Maeght, 1950.
Louis Fernandez, galerie Pierre, 1950.
" Bois de Staël ", galerie Dubourg, 1951.
Victor Brauner, galerie de France, 1952.
Wilfredo Lam, galerie Maeght, 1953.
Jean Hugo, Cahiers d ‘Art, 1957.
Pierre Charbonnier, galerie de Chaudun, 1958.
Jean Villeri, galerie Greuze, 1958.
Veira da Silva, galerie Bûcher, 1960.
Joan Miro, galerie Maeght, 1961.
Victor Brauner, galerie Le Point cardinal, 1963.
Giacometti, Engelberts, Genève, 1967.
Louis Fernandez, lolas, 1968.
"Picasso sous les vents étésiens", Avignon, 1973.
 
3. Entretiens 
-Le Figaro littéraire, entretien avec Jean Duché, 30 octobre 1948.
-Combat, entretien avec Jacques Charpier, 16 février 1950.
-Le Dauphiné libéré, entretien avec J.-M. Alibert, 9 mars
-La Gazette des lettres, entretien avec Pierre Berger, n°21, Les Nouvelles littéraires, entretien avec -Edith Mora 16 septembre 1965.
-Le Monde, entretien avec Edith Mora, 28 mai 1966.
-L’Humanité, entretien avec Georges Léon, 9 avril 1968.
-Le Monde, entretien avec Raymond Jean, 11 janvier 1969.
-Le Nouvel Observateur, entretien avec France Huser, 3 mars 1980.
-Le Débat, Gallimard, entretien avec France Huser, n° 14, juillet-août 1981.

4. Ouvrages et articles critiques
 
– Ouvrages :
 
Pierre Guerre, René Char, coll. "Poètes d’aujourd’hui", Seghers, 1961.
Jean-Claude Mathieu, La Poésie de René Char, José Corti, 1985.
Georges Mounin, La Communication poétique, précédé de Avez-vous lu Char ? coll. "Les essais", Gallimard, 1969.
Greta Rau, René Char ou la poésie accrue, Jose Corti, 1985.
Articles et commentaires : Georges Bataille, "L’œuvre théâtrale de René Char", Critique, septembre 1949, "René Char et la force de la poésie", Critique, octobre 1951.
Maurice Blanchot, "René Char", in La Part du feu, Gallimard, 1949, "René Char et la pensée du neutre, paroles de fragment", in L’Entretien infini, Gallimard, 1969. Albert Camus, préface à l’édition allemande des poésies de René Char, Œuvres complètes d’Albert Camus, vol. 2, La Pléiade.
Philippe Jaccottet, "Brève remarque à propos de Char", in L’Entretien des muses, Gallimard, 1973.
Pierre Albert Jourdan, "La bataille des tisons", Critique, avril 1973.
Roger Laporte, "Clarté de René Char", Critique, juin 1965, article repris dans Quinze Variations sur un thème biographique (Flammarion).
René Ménard, "Cinq essais pour interpréter René Char", La Condition poétique, Gallimard, 1959.
Jean Onimus, "René Char", Expérience de la poésie, Desclée de Brouwer, 1973.
Gaétan Picon, L’Usage de la lecture, Mercure de France, 1959.
Georges Poulet, "Char", Le Point de départ, Plon, 1964.
Jean-Pierre Richard, "René Char", Onze Etudes sur la poésie contemporaine, Seuil, 1964.
Paul Veyne, "Char et Sade", N.R.F., n°374, mars 1984;
"Char et l’expérience de l’extase", N.R.F.
n° 394 et n°395, novembre et décembre 1985.
 
– Revues :
-L’Arc, Aix-en-Provence, été 1963.
-Liberté, Montréal, juillet-août 1968.
-Cahier de L’Herne "René Char", Paris, 1971.
-Sud, actes du colloque René Char de juin 1983 (1984).
-Catalogue de l’exposition "René Char, manuscrits enluminés par des peintres du XXe siècle", textes d’Antoine Coron et G. Le Rider, Bibliothèque nationale, 1980.
 
– Bibliographies :
-Pierre André Benoît, Œuvres de 1928 à 1963, Le Demi Jour, Ribaute-les-Tavernes (Gard), novembre 1964.
-Eric Adda, "Essai de bibliographie", in Cahier de L’Herne "René Char" (pour la période 1927-1970).
-Lucie et Franck André Jamme, bibliographie pour les œuvres complètes de René Char, La Pléiade, 1983.