Belles demeures et hôtels particuliers

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Terre pontificale dès le 13ème siècle, ce contexte politique va influencer la construction et l’architecture des édifices de l’Isle sur la Sorgue. Ainsi, au 14ème siècle, on dénombrera cinq livrets cardinalices dans le centre historique. Au 16ème siècle les styles italiens s’importeront dans le Comtat et transformeront les façades des belles demeures l’Isloises. A partir du 17ème siècle, l’Isle se transforme et de nombreux hôtels particuliers et belles demeures sont construites par la noblesse locale. Une des plus anciennes façades de la ville est de style renaissance. Elle se situe dans la rue Ledru-Rollin et date du 16ème siècle. Il s’agit en fait d’une ancienne livrée cardinalice. Sa belle façade se compose de deux fenêtres à meneaux encadrée de colonne dorique cannelée. Une autre maison cardinalice, dans la rue Carnot, a conservé une belle façade gothique.

Les hôtels particuliers

A partir du 17ème siècle la ville se couvre d’hôtels particuliers. L’un des premiers est l’Hôtel de Guilhem. La reine Anne d’Autriche y fut reçue en 1660. L’un de ses éléments architecturaux les plus marquants est sa magnifique porte d’entrée.

On peut citer ensuite l’Hôtel de Palerme, on doit cet édifice particulier à Antoine Palerme, conseiller du Roi et trésorier du Saint père, qui achète le terrain dans les années 1730. Il passa plus tard à la famille Roze de Capdeville qui fini par le vendre à l'antiquaire Léonce Légier. René Char y vint durant son enfance, dans les années 30, y visiter sa tante Louise Roze. Sa façade principale est composée de trois étages et de neuf travées qui lui donnent un aspect majestueux. Les fenêtres du premier et du second étage sont décorées de belles grilles en fer forgée. Cet hôtel est certainement l’un des plus beaux de la ville.

L’Hôtel Donadeï de Campredon est aussi un édifice d’une grande beauté. Ce très bel hôtel particulier de style classique a été commandité par Charles-Joseph de Campredon et construit sur les plans d’Esprit-Joseph Brun en 1746. Il sera vendu aux religieuses de Saint Charles en 1865 et sera racheté plus d’un siècle plus tard par la ville, alors dirigée par Xavier Battini. Ce dernier en fera, en 1982, après avoir rénové le bâtiment, un musée sur René Char. C’est aujourd’hui un centre d’art contemporain qui accueil de nombreuses expositions. L’hôtel s’élève sur trois niveaux et s’articule en forme de L autour d’un jardin où se trouve un très beau nymphée. A l’intérieur le vestibule est encadré par quatre colonnes toscanes et on y observe une remarquable rampe en fer forgé.

Enfin quatre autres hôtels valent le détour, l’Hôtel de Casal tout d’abord, qui date de 1760. L’Hôtel d’Inguimbert non loin de l’Hôtel de Palerme, date lui aussi de 1760. Vient ensuite l’Hôtel Salvador Ricard qui se situe dans la rue Michelet dont le plan rappelle celui d’une maison médiévale. Pour finir, l’Hôtel Clermont Lodève qui existe depuis le Moyen-âge et qui a subit de nombreuses transformations au cours de son histoire. Ces hôtels sont aujourd’hui des propriétés privées.

Les belles demeures

Au 19ème siècle, apogée industrielle de la ville, vont être construites de belles demeures qui font aujourd’hui le charme de l’Isle sur la Sorgue. La Maison Brun illustre bien cette époque prospère. L’édifice se dresse au milieu d’un vaste parc. Il en est de même pour « Les Peupliers », située sur l’avenue Fabre de Serignan, bâti à la fin du 19ème  siècle.
Dans le parc Gauthier se trouve une belle demeure du même nom au style très francilien, elle date de 1885. La place Robert Vasse expose aussi un très bel édifice qui abrite aujourd’hui la Caisse d’Epargne. Enfin la maison Char dans le quartier des Névons est une très belle demeure dans laquelle René Char est venu au monde. Propriété privée, elle ne se visite pas.